jeudi 30 juillet 2015

Bonjour, petite sirène

Jeudi matin, nous quittons Frederiksberg pour la station de métro Kristianhavn. La tentative d'ascension de la tour de la Felserkirke échouera, trop d'attente, risque de vertige sur l'impressionnant escalier spirale du clocher. Mais le petit concert d'orgue dans la nef est digne d'écoute. Nous nous dirigeons alors vers Cristiania. Le plus grand squat du monde. Sur une dizaine d'hectares, 800 descendants des hippies vous accueillent, vous montrent et vous vendent leurs oeuvres, vous restaurent, vous ... proposent toutes les produits hallucinogènes imaginables.


Ensuite, direction l'Opéra, via les canaux, les ponts levants et les casernes. Un habitat très bobo, qui accueille les Copenhagois aisés. On prend le bateaubus à l'arrêt Opéra, direction le grand port. Arrêt près de la caserne du Kastellet pour déguster ... un fish and chips pour Cyrano et deux demi-homards pour Mutti et Yves, accompagnés de rafraîchissantes Kalsberg pression. Deux cent mètres et nous sommes devant ... la Petite Sirène. Toute petite, en bordure de canal, sur ses pierres. 500 touristes qui mitraillent. Moi le premier. Mais elle est quand même très jolie, très innocente, et très malheureuse de ne pas apercevoir son prince bien-aimé!


Retour par le Kastellet, l'Eglise de Marbre, l'imposant Château de la Reine, ur sa monumentale place octogonale. Les 4 coups de 16h00 sonnent et Une Deux Une Deux Une Deux, ... la garde montante croise la garde descendan-an-an-ante, spectacle anachronique.


On va faire les courses et le chef Cyrano et son marmiton vont nous préparer un délicieux poulet aux carottes et aux champignons, arrosés d'un Hermitage en promotion au supermarché du coin. Dernier repas bien agréable avec Jan et Birgit. Suivi d'une dernière promenade vespérale dans le quartier de Frederiksberg, cette fois-ci via la Faculté des Sciences Agronomiques. Très beaux jardins, parterres de fleurs somptueux. Encore des adjectifs!


L'orgue de la Felser Kirke


Chantier de rénovation dans le squatt de Kristiania


Mur peint ...


... et taggeur à l'oeuvre


Habitation flottante


Le bateau-bus


L'un des nombreux ponts levants


Cyrano apprécie son fish & chips


Et Mutti son demi-homard


L'église du Kastellet


Jolie "traboule" danoise


Touristes étrangers 


La seule, l'unique petite sirène de Copenhague ...


... pourtant la ressemblance est certaine!


Le Kastellet, caserne de l'armée danoise


L'Eglise de Marbre


Le Château de la Reine


Je suis presque tombé amoureux d'une garde royale ...


... mais la relève est arrivée!


A peine touristique, Copenhague


Chef Cyrano prépare le dîner ...


... pendant que Jan et Brigit attendent au salon ...


... puis amène le plat à table


Nous quittons le 12 Sagasvej ...


... pour la promenade vespérale de Carla dans les jardins de la Faculté des Sciences Agronomiques

mardi 28 juillet 2015

A Copenhague, on se sent bien

Mardi matin. Temps bien gris sur Stockholm, mais il ne pleut pas. Aïe, aïe, aïe, on nous annonce des orages sur Copenhague.

Notre train arrive à la Gare Centrale. Après avoir réservé nos places sur le Copenhague - Berlin de vendredi et acheté des passes pour les transports en commun, nous prenons le métro direction Frederiksberg. C'est là qu'habitent nos hôtes Servas, Jan et Birgit Bech. Un bel immeuble de trois étages. Un très bel appartement très design (les Danois sont les champions du monde du design), véritable musée d'art moderne. 

Voyant nos regards admiratifs vers ces oeuvres qui parsèment les murs, Jan et Birgit nous expliquent vite pourquoi: le fils cadet de Birgit, Aleksander, est un peintre renommé. Il expose à Copenhague, mais aussi à New York, Berlin, Paris, Tokyo etc ... On apprécie son bouquin sur Giverny, le jardin de Manet l'ayant beaucoup inspiré! Mais pourquoi les tableaux présents un peu partout dans l'appartement sont-ils un peu hétéroclites en style? Tout simplement parce que si les artistes doivent contractuellement réserver leurs oeuvres à vendre aux galeries qui les exposent, ils ont le droit d'en donner à leur famille, et surtout d'en échanger avec leurs collègues artistes. D'où le "women", le "we are all interconnected", la "petite fille en noir et blanc" (?), le "dinosaure (???) jaune", ...

Après l'apéritif au crémant de bourgogne et un succulent dîner (c'est Jan qui a cuisiné le cochon à la moutarde et au miel dans son wok), Jan et Birgit nous emmènent faire une promenade digestive dans Frederiksberg. Le "Neuilly" de Copenhague. Créé bien sûr par le roi Frederik VI, c'est effectivement un très beau quartier, qui abrite un splendide parc au milieu duquel trône l'une des nombreuses demeures royales de la région de Copenhague. Et la journée se termine par la sympathique préparation de la journée de découverte du lendemain.

Birgit est assistante sociale, Jan est cardiologue. Ils quittent la maison vers 8h pour se rendre à leur travail. Nous la quitteront beaucoup plus tard pour visiter la ville. Premier stop: le marché couvert de Torvehallerne. De luxueuses boutiques d'épicerie fine. Avec, jouxtant le marché, une salle de concert en plein air. Nous assisterons à une "master class": une excellente mezzo-soprano, dont nous n'avons malheureusement pas noté le nom, travaille du Rossini et du Mozart avec son professeur de chant. Royal!

Puis nous nous dirigeons vers la vieille ville. Eglise du Saint Esprit, Parlement, ancienne Bourse, Théatre Royal, la ville est parsemée d'imposants bâtiments. Les immeubles d'habitation et de bureaux sont pour la plupart repeints de frais. Le blanc domine. Et nous finissons par arriver au Nyhavn, le nouveau port. Canal de 300 m de long bordé de petits immeubles aux couleurs chamarrées, devant lesquels sont amarrés de vieux navires et des voiliers modernes. La signature de Copenhague. Nous choisissons un restaurant pour nous abriter de l'averse qui va arriver.

Restaurés, nous prenons le coche d'eau pour atteindre l'Experimentarium, de l'autre côté du grand canal dans lequel donne le Nyhavn. Musée ou plutôt "salle de jeux" scientifiques pour la jeunesse. Dans lequel Cyrano pourra tester ses capacités intellectuelles et physiques. Entre temps, nous aurons apprécié l'architecture ultra-moderne de l'Opéra; après Sydney, Oslo et Stockholm, encore une salle en bordure d'eau, ici du grand canal. A croire que l'eau améliore les vocalises des corollaire! Et les énormes bateaux de croisière ancrés au bout du bout du quai.

Retour à la maison. Un peu tard pour aller faire la ballade que nous proposait Jan. A la place, Jan et Birgit m'emmèneront visiter une exposition de photographie super branchée. Dans les anciens abattoirs. Connaissiez-vous Soren Solkaer? Danois de 45 ans. L'un des tous premiers photographes d'aujourd'hui. SurFace, c'est le nom de l'expo. Solkaer a parcouru le monde à la recherche de peintures murales, de graffitis. L'art des rues, quoi. Et il a photographié les artistes devant leurs oeuvres. En les mettant en scène. 110 clichés monumentaux de 3 m sur 4. Impressionnants.


Jan et Birgit cuisinent le dîner


Jan montre le chemin de notre promenade digestive, pendant que Cyrano retient Carla


Le parc de Frederiksberg au crépuscule


"We are all interconnected"


On va chercher les caisses de Lego à la cave


Et le lendemain, on visite le magasin Lego de la vieille ville


Master class Rossini / Mozart


Le marché aux légumes


Apéritifs colorés



Dans la vieille ville


L'ancienne Bourse


Le Parlement


Le Théâtre Royal (et les "Magasins du Nord")


L'église du Saint-Esprit


Bateau-phare ancré sur le Nyhavn


Le Nyhavn sous ciel gris


Entrepot reconverti


Rayon de soleil sur le Nyhavn


L'incontournable Opéra


Nous nous dirigeons vers l'Experimentarium City


Devinez où est Cyrano?


Tête de Mutti vinaigrette


Cyrano, quelques minutes avant qu'il ne percute le quai


Kebabistan

lundi 27 juillet 2015

A la découverte de Stockholm

Dimanche matin, nous nous sommes levés très tôt, 5h50, pour prendre le bus 54 pour la gare. Nous pensions partir vers 6h45, le train de Stockholm partant à 7h32. Mais à 6h15, je reçois un sms de Madel, notre logeuse, me disant qu'il y a un 54 à 6h30 et que le suivant est à 7h. Un peu tard, donc. Branle bas de combat, on se dépêche pour prendre le 6h30! Dégât collatéral: je vais oublier le chargeur de mon Mac. Cata!

La chose découverte dans le train, il ne reste plus qu'à faire contre mauvaise fortune bon coeur, et à se débrouiller sans ordinateur! 6 heures de trajet en train "Intercités", nos wagons de 1960 à peu près. Le ciel est très très bas, il pleuvra sur une bonne partie du trajet. Lacs, interminables forêts de sapins,  champs de céréales, quelques villes où notre omnibus s'arrêtera. L'un dans l'autre, un paysage d'une verdeur inégalable. A l'arrivée, oh surprise, le ciel s'éclaircit, le soleil fait une timide apparition.

Le séjour à Stockholm commence assez mal, nous prenons des billets pour le bus touristique, décidons de mettre nos bagages dans des consignes automatiques, partons prendre le bus, constatons que Mutti a laissé les billets juste achetés dans son sac à la consigne, retournons à la consigne, récupérons les billets, zut ils étaient dans l'autre sac dans l'autre consigne, payons une deuxième plage de 4 heures, ... et filons enfin prendre le bus à impériale. 

Mais dès les premières minutes, Stockholm nous apparaît enfin pour ce qu'elle est: une très belle ville! Bras de mer Baltique, lac, iles, ponts, bâtiments imposants, architecture élégante, clochers-aiguilles cuivre vert de gris. A 6h00, nous prenons le métro puis le bus pour aller retrouver Jonny Saganger, notre hôte Servas, sur l'île de Reimersholme. Comme par hasard, il est à l'arrêt de bus lorsque nous y arrivons. Il nous pilotera donc jusqu'au 47 Reimersholmegatan.

Soirée très agréable. Jonny, nous l'avons vu il y a quelques mois à Genève alors qu'il intervenait lors d'une Conférence de l'ONU sur les Droits de l'Homme. Il est Président de Servas International, l'organisation qui regroupe les associations Servas au niveau mondial. Jonny est journaliste spécialisé dans la protection médicale et sociale. D'un commerce simple et direct, mettant ses hôtes à l'aise. La conversation a certes pas mal tourné autour de Servas, mais pas uniquement. Nous en savons plus, maintenant, sur le système de santé suédois. Il en sait plus sur nos familles respectives, sur la Nouvelle Zélande où il va, dans quelques semaines, présider l'AG triennale de Servas.

Sur son conseil, nous réservons pour lundi matin une croisière autour de l'île du Sud de Stockholm. Avant laquelle nous aurons sillonné la vieille ville pendant deux bonnes heures. Et sur son conseil, après la croisière et un délicieux déjeuner dans un restaurant libanais qui affichait Buffet A Volonté à 12 €, où on s'est donné une indigestion de hummus, mezze, falafels, ... et autres déliciosités moyen-orientales, nous sommes allés visiter le musée Vasa.

Alors le Vasa, c'est quelque chose. Bon, je pense que les suédois n'ont pas vraiment à être fiers, ayant construit, en plein 17ème siècle, un des plus beaux et plus gros navires de guerre du monde, de l'avoir vu couler dans la Baltique, avant d'avoir parcouru son premier kilomètre! Le roi, au dernier moment, intervint pour faire augmenter le nombre de canons que le Vasa devait emporter, et patatras, cette exigence du maître d'ouvrage impossible à refuser provoqua un déplacement vers le haut du centre de gravité du navire. Déséquilibré, le Vasa bascula à la première risée, et coula à quelques encablures du chantier naval. Il resta dans la vase pendant ... 3 siècles, jusqu'à ce que les scientifiques suédois se déclarent capables de le renflouer. Une opération qui dura plusieurs années. Et un beau jour de 1961, une centaine d'énormes cordes furent disposées sous la coque et le relevage commença. Dirigées par un archéologue visionnaire, les travaux de restauration durèrent 17 longues années. Aujourd'hui, le Vasa est abrité sous un bâtiment monumental, dans un des musées les plus originaux du monde.

Et ce soir, de retour à Reimersholme, c'est Mutti qui cuisine, avec Cyrano comme saucier et présenteur de plats.


Mutti et Jonny


Le Palais Royal


L'Opéra


Gamla Stan, la Vieille Ville


Les quais du Strandvagen


Le Costa Favolosa fait escale


Passage de l'écluse menant du lac Malaren à la Baltique


Les quartiers modernes d'Hammarby Sjo


Non, nous n'avons pas fait les grands huit


Le Musée Wasa


 Vue du babord


Vue depuis le château arrière


Un film montre les opérations de renflouement et de restauration


La maquette


Un peu d'exercice après la visite du musée


Retour par les quais


Dans le TGV pour Copenhague